Vous avez dit normal ? Comme c’est normal…

11 juin 2012

Le précédent président, Nicolas Sarkozy, se voulut un président énergique et moderne, au contraire de J. Chirac, présenté comme un roi fainéant. Certains y ont vu un « omniprésident » (Le Canard Enchaîné), d’autres un « enfant-barbare » (François Bayrou) ; Emmanuel Todd y a même vu un « machin » ! Todd a d’ailleurs consacré des pages savoureuses à Nicolas Sarkozy dans son essai intitulé Après la démocratie, dans lequel il émet des doutes sur les facultés intellectuelles et la santé mentale de celui qui, alors dirigeait la France.

François Hollande, lui, est normal. Qu’on se le dise ! Les commentateurs des plateaux-télés des soirées électorales et des passations de pouvoir (soit dit en passant les émissions politiques les plus creuses de l’année) se sont inquiétés de cet accès de normalité et de cette volonté de « changement ». Il a suffit d’un retournement hâtif des talons de François Hollande sur le départ de Sarkozy ou d’un « bon vent » de Manuel Valls à Claude Guéant pour faire jaser les pseudo-analystes sur la fameuse continuité républicaine…

Contrairement à Sarkozy, François Hollande est, nous dit-on, normal. Les Journaux télévisés le montrent saluant normalement le personnel, arrivant normalement en scooter, s’arrêtant normalement au feu rouge, prenant normalement le TGV, etc. (… mangeant normalement des fraises-des-bois ?)

Ses amis d’enfance expliquent qu’il était un enfant normal, sa maîtresse qu’il était un élève normal. La « normalitude » n’en finit plus. Le nouveau président serait-il donc si différent de l’ancien ? Si l’on en croit les vieilles recettes de communication et de story-telling éculées qu’il utilise outrageusement, non. Le nouveau, comme l’ancien, prend délibérément ses troupes pour des billes… Ouf, la continuité républicaine est respectée.

Romulus Augustule est arrivé !

11 juin 2012

Si Sarkozy est souvent apparu comme une sorte d’Attila, s’appliquant à ruiner le modèle français par le fer et par le feu du néo-libéralisme d’origine anglo-saxone, rien de tel n’est observable chez le nouveau président, François Hollande. Lui, le  »président normal », le  »président français » ne sera pas le défenseur du néo-libéralisme, mais se contentera de laisser la réalité du pouvoir et la capacité de décision à ses représentants. L’Empereur Romulus Augustule, tout en étant le dépositaire de la romanité, laissa en son temps le pouvoir aux Théodoric et autres Odoacre. En somme, François Hollande serait-il le Romulus Augustule du XXIe siècle ?

La carrière de Premier secrétaire du PS de François Hollande en dit beaucoup sur le personnage. Il hérita, en 1997, d’un PS certes affaibli à la fin du second septennat de F. Mittérand, mais constituant tout de même un véritable outil de conquête électorale. Et puis Hollande s’est attelé à transformer les phalanges mittérandiennes en véritables légions de Varus, capables de perdre n’importe quelle élection. Le plus beau coup d’éclat fut l’élimination de Lionnel Jospin dès le premier tour des présidentielles, le 21 avril 2002 ! D’autres défaites cuisantes s’en suivirent : la défaite du « oui » au TCE défendu par Hollande, la défaite de S. Royal aux présidentielles de 2007, etc. Les principales victoires du PS sous le secrétariat d’Hollande ne furent bien souvent que des desavoeux de la droite…

Si Jospin tira « les conséquences » de sa défaite en se « retirant de la vie politique », François Hollande, lui, droit dans ses charentaises, n’y vit pas matière à s’affoler outre mesure. Le « rassemblement » des courants de gauche orchestré par Hollande commençait à porter ses fruits : le PS pensait à la fois tout et plus rien. Le PS pensait tout : les Socialistes étaient en effet divisés en nombreuses chapelles (Nouveau PS, Nouveau Monde, Terra Nova, Désir d’Avenir, etc.), dont les discordances, dépassant allègrement les points de détail, constituaient des idéologies incompatibles. Le PS rassemblait des pro-TCE (Hollande, DSK) et des anti-TCE (Fabius, Mélenchon – encore au PS) ; des socialistes interventionnistes en matière économique (Emmanuelli, Hamon, Mélenchon – idem), des socio-libéraux (Jospin, Delanoë) et des libéraux dont le programme économique ne diffère guère de celui de la droite (DSK, Valls) ; des gauchistes anti-autorité (H. Désir, Bruno Julliard) et des partisan de l’ordre républicain (Manuel Valls, J.P. Chevènement – resté dans l’orbite du PS même s’il l’a officiellement quitté pour créer le MRC).

De telles divergences découle naturellement l’incapacité de fixer une ligne claire commune à tous les socialistes, au-delà des tendences : le PS ne pense plus rien. Ce qui convient d’ailleurs très bien à son Premier secrétaire d’alors, François Hollande, qui s’est toujours refusé à formuler personnellement une quelconque position, préférant une orientation qualifiée de « transcourant » (1) ! Le sommum du fumeux est atteint !

Il fallait tout de même trouver des accords a minima sur la manière de se présenter aux électeurs perplexes. Ce fut la rude tâche du Congrès du Mans (2005) où Hollande trônait paisiblement tandis que les Maires du Palais s’affrontaient.

Depuis, si le PS a retourvé une apparence ordonnée, rien ne semble avoir vraiment changé. Depuis l’élection du président normal, les luttes internes commencent. Tandis que Vincent Peillon propose une réforme du calendrier scolaire, Ségolène Royal la critique, la trouvant « prématurée ». Cécile Duflot – résumant à elle seule tout le dilemne des Verts : comme être contre quand on est dedans ? – fait une sortie non-autorisée sur le cannabis durant les législatives. Et quand François Hollande décide de remercier François Bayrou pour son aide salutaire aux présidentielles en ne présentant pas de candidat socialiste dans sa circonscription, Martine Aubry, naturellement (2), s’y oppose et le PS, tout de go, désigne une candidate.

Il ne reste plus qu’à espérer que les députés PS ne fomentent pas de frondes contre les gouvernements socialistes dans l’espoir de favoriser la montée de leurs courants respectifs. L’instabilité néfaste de la IVe République ne serait pas loin. En attendant, mon petit doigt me dit qu’on n’a pas fini de rigoler…

(1) article « François Hollande », dans : Hatzfeld (H.), Mischi (J.), et Rey (H.), Dictionnaire de la gauche, Larousse, 2007, p. 138.

(2) Depuis son alliance avec le MoDem pour obtenir la mairie de Lille, Martine Aubry semble vouloir torpiller le parti centriste… dans l’espoir de se trouver en situation de remporter seule son fauteuil pour les prochaines élections (?)… Affaire à suivre…

Prépa HEC : bravo les élites !

19 février 2012

Les grandes écoles se présentent régulièrement comme les centres de formation des futures élites de la nation. Leur vanité n’a bien souvent d’égal que leur absence de culture. Voici un petit florilège des énormités lisibles sur le site de la prépa HEC :

« Thomas More, Proudhon, Marx, Silvio Gisell aurait influencer Keynes… » : ils auraient influen Keynes !

« les différents effets économique d’une variation  » : les différents effets… économiques, bien sûr.

« c’est de la sphère réelle que sont venus les tentations inflationnistes (…) ; il a donc fallut créer plus de monnaie. » : c’est de la sphère réelle que sont venues les tentations inflationnistes ; il a donc fallu créer plus de monnaie.

« il n’avait pas du tout anticiper la crise » : il n’avait pas du tout anticipé la crise.

«  il va se rendre compte que tous les prix on augmenté » : les prix ont augmenté.

«  il va retourner au chômage après avoir constater que l’inflation était généralisée. » : après avoir constaté !

«  il va se rendre compte que tous les prix on augmenté » : les prix ont augmenté !

BRAVO LES ELITES !

 

 

 

 

PS : pour des primaires, ce fut primaire…

21 novembre 2011

La déferlante médiatique provoquée par les « Primaires citoyennes » organisées par le PS afin de se trouver un chef de file s’est enfin essoufflée.Tous les médias ont psalmodié durant des semaines entières sur la grand-messe démocratique des primaires et l’arrivée du Messie.

Tous les médias se sont en effet accordés pour affirmer que les primaires du PS ont été un « événement démocratique », un « acte de démocratie »ou une « révolution de la politique française » (sans rire !). Devant cette unanimité médiatique, les pontes de l’UMP, qui avaient tenté dans un premier temps de discréditer les primaires, ont fini par les agréer, voire les souhaiter à l’avenir pour leur propre parti.

Les primaires posent pourtant un certain nombre de problèmes, concrets ou théoriques, qui n’ont été que rarement évoqués. Je passe rapidement sur le problème évident de candidats se présentant aux primaires sans avoir de programme officiel (en cours de constitution par le PS) et le pathétique jeu du sympathique affrontement entre copains qui discrédite leur union lors de la future campagne. Martine Aubry soutiendra un représentant de « la gauche molle », tandis que Ségolène Royal apportera son soutien à quelqu’un dont on n’est pas capable de citer une seule action « en trente ans de vie politique » ! Tout ceci, révèle le problème de la primauté de l’image et des sondages sur le programme politique.

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Dette publique : la règle d’or qui dérègle plus qu’elle ne règle !

22 août 2011

Le thème de la rentrée politique est trouvé : la dette publique est (enfin) sur les lèvres de tous les hommes politiques. Il était temps, car la dette publique s’élève tout de même à 1,5 T€ !

Nicolas Sarkozy a donc proposé, en bon américanolâtre, de copier le grand frère américain en faisant voter une loi interdisant à l’avenir l’endettement public. Stupéfaction au PS, où l’on ne sait trop que lui répondre si ce n’est qu’il est mal placé pour donner des leçons en la matière. Les ténors du PS ont (comme d’habitude) oublié l’essentiel : cette loi est inefficace et dangereuse.

La proposition de Sarkozy est tout de même cocasse. La dette publique, qui ne date pas d’hier, est apparue en Europe au Moyen Age (au XIIIe siècle en Italie, un peu plus tard en France). Elle n’a depuis cessé de tracasser les gouvernements et les économistes. Et Nicolas Sarkozy, le génial démiurge u bouclier fiscal qui a creusé les déficits en 4 ans, nous pond la solution à 5 siècles de problèmes : une loi !

Nous attendons désormais avec impatience les lois mettant fin aux guerres, aux maladies incurables, au réchauffement climatique et à la faim dans le monde…

L’inanité de ce projet a été prouvé par N. Sarkozy lui-même, puis par les USA.

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Le travail, c’est la santé…

18 juin 2011

Soucieuse de tirer toujours plus de profit du monde du travail, la bourgeoisie néo-libérale a fait du travail un dogme. Alors que l’oisiveté est un trait fondamental de la culture de la haute-bourgeoisie (1), leurs représentants du Medef sermonnent la populace à longueur de messes médiatiques. Les Parisot, Seillière et autre Sophie de Menthon  (2) expliquent à qui veut l’entendre que les pauvres le sont parce qu’ils ne travaillent pas assez.

Les hommes politiques et les grands managers prennent le relais expliquant qu’ils « mouillent la chemise » et qu’ils « mettent les mains dans le cambouis » (expressions, soit dit en passant, qui évoquent plus le véritable monde du travail – la sueur, le cambouis – que le monde de la finance et de la gestion). Et lorsque ces derniers partent en vacances, ils nous expliquent sans rire qu’ils ne se reposent pas ! Non, les managers, eux se « ressourcent » ; ils ne travaillent pas, mais dans le but de travailler plus !

Sans travail, point de Salut ? Le travail acharné serait-il le seul moyen d’atteindre la grandeur ? Que nenni ! Il semblerait même que ce soit le contraire !

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L’euthanasie ne passera pas en France.

12 juin 2011

La modernité est devenue une valeur positive en soi. En politique, chacun se doit, fût-il conservateur ou réactionnaire, de se trouver un petit côté moderne. Même la « droite décomplexée » de Sarkozy a dû trouver un terrain approprié pour exprimer sa modernité. Ce terrain, c’est la sphère sociétale, où les progrès sont à plus bas coûts que dans la sphère sociale.

C’est ainsi que sont venus de députés un certain nombre de projets leur permettant d’exprimer dans les médias leur « modernité »: mariages et adoptions homosexuels, légalisation de certaines drogues…

Mais le débat sur la légalisation de l’euthanasie a soigneusement été recouvert d’une chape de plomb par les plus grands ténors du PS et de l’UMP ; et notamment par le premier ministre actuel, F. Fillon.  Philosophie ? Morale ? Que nenni ! Bien avisés, ces derniers ont compris que l’inoffensive sphère sociétale, qui permet de faire le plein d’électeurs, pouvait parfois rejoindre la dangereuse sphère sociale, créatrice d’assez durs conflits potentiels.

En effet, la légalisation de l’euthanasie ne peut être détachée de l’ensemble de la politique de santé de la France. Or, dans une société qui a progressivement accepté la dérégulation et le retrait de l’Etat, le système de soin français a instauré une médecine à 10 vitesses. Tandis qu’il existe une médecine élitiste de pointe, la médecine populaire s’est considérablement dégradée.  Le personnel des hôpitaux a été réduit de manière draconienne, le nombre de lits y est insuffisant, les médicaments sont de moins en moins remboursés, etc.

L’inégalité de l’accès aux soins pose un sérieux problème à la légalisation de l’euthanasie. La fin inéluctable de la vie n’est pas la même selon ses moyens financiers. L’espérance de vie varie, nous le savons, selon les catégories socio-professionnelles. En outre, certains métiers pénibles (comme le travail à la chaîne) créent des souffrances physiques.

Or, la légalisation de l’euthanasie entraînerait des statistiques sur sa pratique. Statistiques qui pourraient être bien politiquement dangereuses si elles révélaient que, tandis que les personnes aisées prolongent leur existence en jouissant de soins, les personnes modestes mettent massivement et précocement fin à leurs jours par incapacité d’accéder à certains soins onéreux.

Il apparaitrait alors que la société ultra-libérale achèverait ses ouvriers prématurément usés, comme jadis les soldats achevaient les chevaux estropiés sur les champs de bataille. Voici un élément qui pourrait faire du bruit dans le débats sur l’allongement des durées de cotisations pour les retraites !

Les ghettos du Gotha.

7 mai 2011

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Les ghettos du Gotha. Au coeur de la grande bourgeoisie, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot est un bouquin décapant qui doit impérativement se glisser dans votre bibliothèque.

De manière générale, les études menées par le couple de sociologues concerne un sujet crucial de la société actuelle : la domination sociale de la bourgeoisie.  Sujet qui  avait déjà préoccupé en leurs temps les plus grands esprits : K. Marx, H. de Balzac, E. Zola, P. Bourdieu et tant d’autres ; sujet qui prend tout son sens au regard de l’actualité politique et économique : dîner du Fouquet’s, bouclier fiscal, affaire Woerth-Bettencourt, affaire Jean Sarkozy-Epad, etc.

Dans cet ouvrage, les Pinçon s’attaquent plus particulièrement au problème de la maîtrise du territoire par la bourgeoisie. Les auteurs y montre très bien comment la bourgeoisie se mobilise pour régenter l’espace géographique en espace social.

De la ségrégation de l’espace urbain à la prise de monopole du patrimoine ; des lieux créateurs de réseaux à la défense concertée de leurs intérêts communs ; de l’utilisation de la mondialisation (faisant du « monde [leur] jardin ») à la mise en scène symbolique de l’espace ; tout y est soigneusement passé au crible.

Loin de se cantonner à la théorie, les auteurs nous font partager leur travail de terrain par des récits vivants et des anecdotes concrètes. Un livre passionnant, accessible au grand public, à lire absolument !

Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Les ghettos du Gotha. Au coeur de la grande bourgeoisie, Le Seuil, 2007, 7€

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants.

7 mai 2011

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Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard est un roman historique assez réussi (ce qui est généralement plutôt rare). Ce nouveau roman se propose de relater l’extraordinaire aventure de Michel-Ange en Orient. Brouillé avec son pontifical mécène, Jules II, le divin Michel-Ange projète de construire pour le sultan un ouvrage d’art et de technique qui assurera sa réputation sur les deux continents, un pont sur la Corne d’Or…

La plume d’Enard est légère et agréable. Ses descriptions du monde oriental fourmillent de détails à travers lesquels l’auteur nous fait partager ses connaissances étendues sur la culture du Moyen-Orient. Les marchés, les ruelles, les ports et les tavernes turques prennent un ton véridique tout au long du récit. M. Enard y évoque même de manière synthétique l’esprit de l’architecture orientale en une phrase !

Le traitement de la sphère culturelle occidentale, de l’Italie de la Renaissance, se fait en revanche un tantinet plus floue. Le personnage de Michel-Ange se montre également fort affable pour un artiste qui fut une âme tourmentée et emportée.

Mais ne boudons pas notre plaisir, ce livre est un excellent roman qui comporte même une phrase destinée à devenir une citation classique : les hommes « s’accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d’éléphants et d’êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu’il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur montent autour, les démons qui les menacent, et l’amour, l’amour, cette promesse d’oubli et de satiété. »

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Acte Sud, 2010, 17€.

Les éditocrates.

2 mai 2011

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Pouvait-on rêver meilleur bouquin pour entamer la rubrique livre de Bulbes en berne, le blog de ceux qui en ont marre des conneries qu’on lit ailleurs ?

Ce livre polémique s’attaque à tous les intellectuels autoproclamés qui passent plus de temps à briller sur les plateaux télés les plus cons qu’à méditer dans leurs bureaux. Il dézingue tous les dictateurs de la pensée unique qui nous serinent les neurones à longueur d’émission avec leur connerie tranquille. Au programme : Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali, Alain Duhamel, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Christophe Barbier, feu Jacques Marseille, Nicolas Baverez, Ivan Rioufol et Phlippe Val.

Les entartés et autres apôtres de la mondialisation en col Mao n’ont pas dû se poiler en feuilletant cet ouvrage. Car ce pamphlet ne fait pas dans la dentelle ! Les auteurs dynamitent, dispersent, ventillent… et montrent à ces crieurs de vérités officielles que tout le monde n’est pas dupe de leur supercherie !

Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Les éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n’importe quoi, La découverte, 2009, 12,50€

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